AFRICAJARC 2014 025

On l’a signalée partout sur le territoire français où étaient interdites les manifestations pro-palestiniennes, mais partout en ces lieux, il y a eu de la (sérieuse) casse, suivie de condamnation des manifestants, dans le rang de réfractaires à la guerre entre Israël et la Palestine. La (LDJ) Ligue de Défense Juive gêne le parti pris français, elle serait jugée trop militante, trop radicale, même par le gouvernement. Enfin ?

La LDJ qui fièrement bombe le torse en France, ne bénéficie pas de la même liberté d’action ailleurs dans le monde, y compris sur les terres israélienne. Si l’on cherchait le paradoxe de la position française, il faudrait s’arrêter sur ce point. Enfin, selon le Journal Libération, le ministère de l'Intérieur étudierait la possibilité d'une dissolution de ce groupe (dit) de jeunes juifs extrémistes qui ont affronté sans être inquiété à leur tour, les manifestants pro-palestiniens. Le Journal cite "une source policière haut placée", "la Direction des libertés publiques et des affaires juridiques du ministère de l'Intérieur étudierait la possibilité d'une interdiction de la LDJ" qui on l’a dit est entre autres, interdites sur les terres q’elle défend. 

La LDJ se défend de tout acte illégal en France, bien qu'elle s'inspire de la Jewish Defense League, qualifiée de "groupe terroriste" par le FBI en 2001, et qu'elle arbore l'emblème d'un parti nationaliste religieux interdit en Israël (un poing brandi dans une étoile de David noire sur fond jaune), le Kach. Certains de ses membres, comme ceux du Betar, mouvement de jeunes proche de la droite israélienne également présent en France, sont formés au krav-maga, une méthode d'autodéfense d'origine israélienne.

"Nous procédons à l'analyse juridique la plus fine possible dans le respect du droit", a confirmé à l'AFP une source proche du dossier. La dissolution serait possible quand bien même la LDJ n'est pas une association légalement constituée mais un groupement de fait, assure Libération. La semaine dernière, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait fini par jugé cette organisation "dans l'excès", "dans des actes qui peuvent être répréhensibles et qui doivent être condamnés". 

De l’avis du Fils de la Principauté, il n’y avait eu jusque-là, qu’un franc et bien dénonciateur reportage de la troisième chaîne de télé, sur la LDJ, à une heure de grande écoute. Mais le Fils peut se tromper.

Mieux vaut « quand il aura fallu », que « jamais !» Le monde est en marche !