kolofata

Une page de journal, une émission à la télé ou à la radio, même le moindre commentaire nous ramènent tous à la violence bien souvent gratuite désormais, à laquelle nous nous livrons. Nous, oui, nous ! Pourquoi donc faire homme ou femme à part, alors que le monde va mal ? Pris individuellement, tous les humains se déclarent bon. Jetons plutôt un regard panoramique et constatons, sans oser juger.

Vraisemblablement les maux dont nous souffrons tous ne vous sont pas inconnus ; L’étendue universelle de certains de ces problèmes et les proportions considérables qu’ils ont prises surprennent. D’une manière ou d’une autre, nos crises nous concernent individuellement, nous les habitants de la planète bleue.

Comme le disait le vieil homme, père du Fils de la Principauté bien aimée de Sakbayémé, certaines personnes qui ne sont pas encore directement touchées par ces événements seront peut-être d’avis que le propos est exagéré, et la situation bien noircie. Mais les titres de journaux exagèrent-ils ? Le voyageur allant de Kolofata à Songmbengue ment-il ? N’est-il pas celui qui a vu de ses yeux pour nos oreilles ? Il est une coutume dans la culture de l’oralité, c’est celle de préserver l’essentiel des interprétations successives, cet essentiel que les traditions apprennent à déceler et conserver pour les générations futures.

Même si le témoignage des autres n’est pas plus convaincant que l’expérience que l’on a acquise soi-même, même si votre vie n’a pas été affectée par ce malaise pourtant ambiant, notre opinion est sans doute influencée par les commentaires qui sont faits sur ces problèmes internationaux. On a beau médiatiser une présence en Syrie, Libye, Irak ou Afghanistan, l’homme qui vient de loin nous informera toujours.

Le Kongo en guerre depuis de nombreuses années, le Cameroun se battant contre l’intégrisme religieux et les coupeurs de routes, la Centrafrique gisant sous les balles de ses propres fils, Le Nigeria ou l’Egypte victimes de ceux qui se mettent subitement à entendre la voix de Dieu et pour toujours si ce ne sont des voix, entre deux bouffées de tabac et un étrange breuvage qui a le chic de ne mettre que certains religieux dans un état bien second. Pourquoi pas moi aussi, Dieu, pourquoi m’abandonnes-tu ? De toutes façons, si c’est pour perdre la tête à mon tour, non merci !

 Habitants de la terre du Char de Dieu, il est l’heure de vous mettre comme un seul dans le mélange des langue, le genre qui ferait dire à un congolais s’exprimant en Lingala : MOKO HARAM !

Traduction : Il devient péché de jouer au solitaire par les temps qui courent dans la République. Tous, vous arriverez à rétablir l’ordre. Le reste ensuite, c’est la règle dans toutes les démocraties, s’il en existe sur terre.

Vous qui avez marché à Paris en faveur de l’unité de votre chère Afrique, le père vous a entendus. Papa, ton fils sera des leurs s’il n’y est déjà. Oui, ton fils est pour les Républiques abritant Kolofata et Paris, ton fils est pour la marche !