jeudi 15 janvier 2015

EXTRAIT !

La vie a laissé sur mon corps ses empreintes indélébiles, c'est à cela que je me reconnais, c'est cela ma réalité. Je me nourris de ses fumerolles d'angoisse. La marque de multiples séjours dont j'ignorerai à tout jamais les parcours et les significations. Mes incohérences et mes perversités tracent en moi un itinéraire inconscient auquel je tiens quand même avec fermeté. La rage dernière, épouvantable. L'ombre d'une lumière qui transparaît au crépuscule, s'efforçant de donner une signification aux doutes que j'héberge. Elles me... [Lire la suite]

lundi 5 janvier 2015

AUX LARMES, CITOYENS !

Il y a quelques années, le fils de la principauté vous faisait part d’un arrêté municipal interdisant de mourir dans la commune de Cugnaux, près de Toulouse. Dans la commune de Champlan, c’est le maire divers droite qui aurait interdit l’inhumation d’un bébé dans le cimetière de son territoire. Raison : Le cimetière est réservé à ceux qui paient les impôts locaux. Traduction : Les Roms étant des voyageurs et qu’ils n’ont de base nulle part sur la vaste terre, comme les nomades du désert et les pygmées, ils n’ont droit à rien... [Lire la suite]
samedi 3 janvier 2015

A MES 46 ÉPOUSES, 302 ENFANTS ET AMIS !

  EN 2015, MON PÈRE SOUHAITE : - Que les femmes jalouses du bonheur des 46 épouses de son fils, cessent d’intimider ces dernières avec leurs histoires sans tête ni queue. Si elles veulent salir le fils, qu’elles choisissent des méthodes qui marchent mais qu’il ne leur montrera pas. Son fils a la tête bien au dessus de la ceinture, tout co-époux, quand ils en existe, le sait ! - Que les chercheurs masqués et les attaquants de pointe cessent leurs intimidations. Chez les épouses du fils, ils ont le couvert. Quant au gîte,... [Lire la suite]
mardi 3 septembre 2013

AUJOURD'HUI JE ME RATTRAPE, C'EST LA RENTRÉE !

- Comment entre t- on à L'OUNOU VE SI TE, madame? - "LU" comme la lune, "NI" comme le nid d'oiseau, "VER" comme la couleur, "SI" comme silure, "TE" comme la boisson que tu vas nous préparer tout à l'heure. sauras-tu jamais le dire? L’UNIVERSITÉ. De toute façon, Il n'y a pas plus facile mon cher! Il faut tout simplement avoir son bac.- Se pourrait- il que tu aimes la difficulté? Pour ce qui est de toi, tu ne m'as jamais parlé de cette école!- Oh! Tu sais, ce n'était pas nécessaire.La femme est visiblement gênée de devoir mentir à... [Lire la suite]
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mardi 20 août 2013

MON PERE DISAIT :

Fils, regarde autour de toi, que des sourires. Malgré la conjoncture économique, tout humain arrivant ici est heureux de rencontrer ses semblables. Ma souk wa, me nyéga, djamna, mbotè na yo, anisukuma, good morning ou bonjour, tout disparaît le temps d’une rencontre sur ce (Bôm Bara) marché très matinal de Sakbayémé, pour se transformer en un simple regard suivi d’un sourire franc et soutenu. C’est comme si l’on s’est toujours connu, et cela soigne… aussi. L’Ailleurs et ses codes, n’en parlons pas. Ici, pour quelques secondes ou la... [Lire la suite]
jeudi 15 août 2013

LE MONSTRE REVIENT !

Désormais, plus de 464 morts en Egypte. Pour certains, la vie humaine ne reste vraiment semblable qu'à celle d'un agneau pascal. Pourtant, l'exode et l'histoire d'Isaac sous Abraham, c'est du très ancien passé testamentaire. En 2013, les églises brûlent (encore) partout dans la seconde puissance mondiale de l'histoire ! Bitjomè Bi Man Mbai est en colère, retenez-moi !Heureusement, il me reste un havre de paix, Sakbayémé où coule imperturbable, le grand fleuve Sanaga.
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vendredi 24 mai 2013

SILENCE !

Il est treize heures au Château. Adieu Nkonga, adieu Lôg Basôm. Me voici comme aux premières années de ma vie avec mon homme, tournant en rond dans une cage dont le réel confort ne repousse aucun mur. Seule différence : Le dessus du plafondde cet appartement qui va nous abriter, la partie extérieure de ses murs et le dessous du plancher sont autant d’inviolables propriétés d’autrui. Pas un éclat de rire qui n’éveille et n’agace, pas un cri, même pas un souffle à peine lâché après un bonne ascension vers le septième; Étage ou... [Lire la suite]
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jeudi 21 février 2013

REVIENDRAS-TU ? (extrait)

C'est LUDWIK, ce beau chasseur qu'elle avait suivi à travers les arènes des forêts et des savanes, domptant le boa, soumettant l'antilope, interdisant la panthère. Elle n'avait que quatorze ans lorsqu'elle noua son hyménée à cette figure légendaire du village. C'est la mère du chasseur qui avait achevé de lui montrer, dans sa case, toutes ces petites choses qui finissent par faire une femme accomplie : ranger l'unique linge de rechange, laver la vaisselle en bois, cuir la soupe dans une casserole posée à même les trois branches... [Lire la suite]
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dimanche 27 janvier 2013

REVIENDRAS-TU ? de Jean Claude NYOUNG

NGO LIBAM chantait sans arrêt, la voix juste et suave, le ton plein de volupté et d'émotion, l'haleine brutale. Elle racontait toujours dans ces glorieuses envolées, les surprenantes décisions que les épouses du village prenaient, blotties derrière leurs hommes lorsqu'il faisait noir dehors, comme une ellipse, à l'heure où le cri lugubre du hibou commençait à parvenir si distinctement qu'on imaginait qu'il était posé là, près de la fenêtre en vieux bambous rongés par les charançons.  Les flammes du foyer dressé et de temps à... [Lire la suite]
mardi 22 janvier 2013

CULTURE OU TRADITION, ALLEZ SAVOIR !

Ayila : Ma’a, j’ai l’impression que tu me prends tout !  Ma’a :  Quoi donc ? Si c’est ton Seydou aussi, même pas pour tout l’or du monde. Des gars comme lui, je t’ai déjà dit ce que j’en ferais.  Ayila : Il me tarde d’écrire une longue lettre à mes copines restées de l’autre côté de la mer. Maaamaaaa !  Je leur parlerais de ces choses qu’elles n’imaginent même pas chez nous, de cette  forte tendance, est-ce le fait culturel,  des gens de ces pays de l’autre côté de la mer, à... [Lire la suite]