DSCN8156

MAGUIDA : Mon ami, je ne suis marié une première fois avec un femme de village d'en face, j'ai eu 4 enfants. Du moins, elle m'en a donnés et elle est partie avec un gars de son village. J'ai ensuite épousé une autre de mon village. Avec ses idées de grandeur, elle est partie s'installer avec nos deux enfants en ville où de nombreux passant qu'elle reçoit ont meublé son appartement et la nourrissent. Je suis alors allé prendre une fille de la ville, c'est ma cousine puisque cela se fait chez nous et nous avons quatre enfant déjà.

Elle met le foulard jusqu'aux orteils, elle fait mieux les prières que moi, elle mets de nombreuses heures chez l'Imam qui peut me maudire, si je parle fort. Parfois, je crois ne pas la reconnaître toute voilée quand entre chez moi et m'embrasse dans l'obscurité, ce ne peut donc être ma faute s'il m'est déjà arrivé un nombre considérable de fois me tromper d'épouse, Dieu me pardonne. J'ai l'impression que je garde plutôt une femme d'Allah chez moi, et qu'il me la prête de temps en temps wallaï ! 

Mon ami, je te jure à présent qu'il n'y a que deux jours durant lesquels il faut faire confiance à la femme. C'est le jour où elle accouche, puisque aller sous son voile est techniquement impossible, et le jour où elle meurt. Mais là, elle n'est plus ton épouse, c'est une femme qui vient d'entrer au paradis. Seulement, je ne sais à qui on la marie là haut, toutes les vierges sont déjà promises à tous les hommes, et par quarantaines. 

LE FRÈRE EN CHRIST : Gars, je te croyais dans le meilleur des mondes, mon frère. Mais bon, la vie est ainsi faite. Buvons un verre de ce coca qui enivre et... allons poser nos vieux os sur un lit, avant que nos amis viennent un jour les poser dans un trou à même le sol, le moment venu.