moussoul

 Fils ?

 Selon la bible et avant de désigner  la dernière puissance, le monde a sous la domination de sept puissances mondiales : Egypte, Assyrie, Babylone, Medo-perse, Grece, Rome. Pour imposer sa culture, chacune a massacré les hommes d’en face. Sans les hommes pas de naissances. Sans naissance point de jeunesse. Mais ne touchez pas au vin, à l’eau et aux femmes et à l’art, aux vainqueurs ce précieux butin !

  Selon la Bible, le monde gît actuellement sous l’emprise de la septième puissance qu’est l’Anglo-américaine. Du contemporain, nouvelle forme d’esclavage dont personne ne devait s’affranchir, à la différence de celui de la ronde des six premières civilisations.

 Entre ces barbaries non moins cruelles que les autres, les européens se sont dressés contre eux-mêmes par les vikings, français, espagnols, portugais et… allons savoir ! Puis ils envahissent les continents voisins, c’est la nouvelle forme d’esclavage qui change de nom et se fait appeler colonisation, gardant inchangées les barbaries décrites par la bible.

 En suivant le temps, voici enfin la naissance de l’islam qui ouvre un nouveau front et qui s’engraisse grâce aux pratiques déjà éprouvées par les religions bien plus anciennes puis, le judaïsme et le christianisme.

  L’art dit barbare des nations asservies est pillé, vendu au plus offrant ou vandalisé, il faut effacer toute présence d’une culture antérieure. Celui africain a failli  disparaître, sa rapide multiplications l’a sauvé. Les Bouddhas géants d’Afghanistan, les statues de Moussoul, tout y passe. Mais à Moussoul, authentiques ou copies ? Il serait curieux de n’avoir vu venir les fondamentalistes eu égard aux exactions antérieurs. Espérons que ces démolitions qui nous brisent le cœur n’affectent que les reproductions, ce qui ne garantirait tout de même pas que les originaux soient encore dans le pays.

 Les pères blancs rasèrent l’Afrique pour donner une nouvelle vie à l’art européen moribond.  Picasso, Vlamink, Matisse, Beuys et tous ces autres artistes créateurs d’une forme dite nouvelle qu’ils signèrent, le firent à partir des masques et statues du continent noir qui leur firent vendus par le prélat.

  L’art ne se perd jamais, il change de main et de domicile. Quant au barbare pillard ou démolisseur, c’est toujours … l’autre, celui qui crie tout à côté !

 Papa, j’ai compris. Si tout était réellement détruit, il n’y aurait pas de musées et de collections privées chez les autres. Je laisse passer le temps, l’avenir dévoile toujours les secrets les mieux gardés.